Zoran Mandlbaum : un homme ordinaire au courage extraordinaire

Disponible jusqu'au 04/10/2026 - 23:59Disponible jusqu'au 04/10/2026
Pendant la guerre en ex-Yougoslavie, Zoran Mandlbaum aide des musulmans au risque de sa vie.
Présenter une personne ordinaire aux actions extraordinaires.
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7:58

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21eSiecle-Bosnie-Video
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    Dans les années quatre-vingt-dix, les Balkans se déchirent entre divisions nationalistes, culturelles et religieuses. La guerre transforme brusquement amis et voisins en ennemis. Mais certains citoyens résistent. Ainsi Zoran Mandlbaum, un homme ordinaire, au courage extraordinaire, traverse les lignes de combats et surmonte les barrières pour sauver des vies, aider, apporter un peu d’humanité.
    Chaîne d'origine
    TV5MONDE
    - Modifié le
    10/08/2021

    Extrait 1 : 00’00  00’48

     

    Zoran Mandlbaum

    Avec l’avènement de l’Empire austro-hongrois en 1878, beaucoup de juifs sont venus en Bosnie-Herzégovine. Mon arrière-grand-père, Joseph Mandlbaum, est venu à Foca. En 1905, ils sont partis à Mostar. Je suis né en 1946, mon frère en 1948.  

    […]

    Extrait 2 : 00’48  02’ 20

    Zoran Mandlbaum

    Il y avait des pourparlers pour que cette partie de la Bosnie-Herzégovine qui était à majorité croate devienne une partie de la Croatie. C’est alors que les persécutions de musulmans ont commencé à Mostar.

    Janja Veljkovic

    J’ai vécu dans la partie est de Mostar, sur la rive gauche de la rivière Neretva, jusqu’en 1993. La population là-bas était majoritairement musulmane. Lorsque la guerre avec les Serbes a éclaté, nous avons déménagé dans la partie ouest, sur la rive droite de Neretva. Puis, quand le conflit entre Croates et musulmans a commencé, la population musulmane est revenue dans la partie est de Mostar. Je suis revenue à mon appartement moi aussi.  

    Extrait 3 : 02’20  05’31

    Zoran Mandlbaum

    J’ai organisé des convois humanitaires en transportant des colis qui étaient préparés par les habitants de la rive ouest pour des amis, des parents, des citoyens qui vivaient dans la partie est de la ville. Je pense avoir été l’une des dernières personnes à franchir l’ancien pont.

    C’était le 30 mai 1994. Ils ont réalisé, en particulier Misic, le commandant croate, qu’ils ne pouvaient pas m’arrêter tellement ma volonté d’aider les gens était forte. Alors, ils ont placé une bombe sous ma voiture. Ma voiture a explosé et elle a endommagé les voitures autour. Ma première pensée a été que je serais mort si j’avais été à l’intérieur de la voiture.

    Janja Veljkovic

    Un peu de temps a passé. Personne ne pouvait aller nulle part. Un jour, je suis allée dans la cour et Zoran était là. J’ai eu un tel choc, c’est comme si Dieu veillait sur nous. Zoran était la dernière personne que je m’attendais à voir à ce moment-là. Zoran, debout, une miche de pain à la main emballée dans du papier. J’étais paralysée sur place. Quand Zoran est apparu, ma foi est revenue. J’ai su que si cet homme pouvait passer les barrières, la guerre aussi pouvait passer.

    Azra Hasanbegovic

    Ils prenaient les gens de leur propre appartement. On savait que s’ils nous avaient pris cette nuit-là, le pire aurait pu arriver. Cette nuit-là, pendant le couvre-feu instauré par la police, il est venu me chercher. Quitter l’immeuble a été le moment le plus effrayant. Quand il aidait les gens, il ne prêtait jamais attention à leur nationalité ou au fait qu’ils étaient des hommes ou des femmes. Avec son exemple, on peut vraiment apprendre ce que cela veut dire « être humain ».

    […]

    Extrait 4 : 05’31  07’58

    Zoran Mandlbaum

    Nous, les minorités nationales, nous nous battons pour une Bosnie-Herzégovine unifiée. Je me suis battu pendant des années contre le fait d’être étiqueté comme minorité. Je ne me sens pas comme tel. Je suis un citoyen d’Herzégovine qui pratique la religion juive. Nous mangeons tous la même nourriture, nous portons les mêmes vêtements, nous allons dans les mêmes écoles. Nous vivons tous en société et participons aux mêmes événements. On ne peut pas avancer sans la vérité, parce que sans la vérité, il n’y a pas de réconciliation. Pour que nos enfants sachent ce qui s’est passé dans notre ville, faites ce voyage avec moi. Affrontons les choses dont les gens ne veulent pas se rappeler. Nous ne devons pas oublier. Nous ne devons pas oublier que tous les ponts de Mostar ont été détruits. Je suis ce genre d’homme qui veut juste aider. Quand je vois une injustice faite à quelqu’un, je veux que cette personne la surmonte et se sente mieux. Un homme ordinaire en fait, prêt à aider tous ceux qu’il peut aider.