Thomas, couvreur

Disponible jusqu'au 30/11/2032 - 23:59Disponible jusqu'au 30/11/2032

Le métier de couvreur : Thomas nous parle de l’amour pour son métier transmis de père en fils.

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3:33

Vidéo

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Ressources pédagogiques
  • < A1.1
    A2
    AdultesMigrants

< A1.1 entrée dans l'écrit A2 élémentaire

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Transmettre l’essentiel d’un message téléphonique.

Adultes
Migrants
Parler : émettre des hypothèses
Parler : raconter
Écouter : Écouter
Vocabulaire : outils de travail
Vocabulaire : métiers
Parler : donner son opinion
Fiche enseignant
Fiche apprenant
Fiche matériel
Contenus complementaires

    Rencontre avec Thomas Marestaing, couvreur, sur le chantier de restauration du château de Villers-Cotterêts, future Cité internationale de la langue française. L'occasion de prendre de la hauteur dans ce lieu prestigieux !

    Chaîne d'origine
    TV5MONDE
    - Modifié le
    30/11/2022
    Thomas, couvreur (Groupe BALAS)
    Moi je m’appelle Thomas Marestaing, je suis chef de chantier dans l’entreprise BALAS, je suis d’une famille de charpentiers en fait, mon grand-père était charpentier, mon père est charpentier-couvreur on va dire. J’ai commencé mon parcours par un CAP charpente. Mon formateur de CAP était un compagnon du Tour de France. On est sur la façade nord, donc c’est une zone que le charpentier est en train de nous libérer. Donc on commence la pose de la sous-toiture qui est le premier travail, avec la pose du contre-lattage, pour ensuite réaliser la pose du voligeage. La pose de la volige en fait, c’est des planches de 27 millimètres par 100 millimètres qui sont fixées à deux clous de 70 dans les chevrons et qui vont nous servir de supports de toitures, de couvertures. Comment on devient compagnon ? À la suite du CAP, on est admis sur le Tour de France, chez les compagnons, donc on part sur le Tour de France, pendant une durée de 5 à 7 ans, on réalise son Tour de France, on avance par étape, ville par ville, entreprise par entreprise, et ensuite au bout d’un certain moment ; on se présente pour être reçu compagnon. Alors moi, ce qui m’a plu dans le métier de couvreur, c’est qu’on travaille différents matériaux. On travaille le bois, après on part dans tout ce qui est métaux, zinc, cuivre, plomb, inox. Après on part dans tout ce qui est ardoises, tuiles. On a un métier qui est vachement varié en fait. On est sur la couverture Cour des Logis, on est sur l’aile ouest de la cour. Donc on est en train d’avancer sur la pose d’ardoises. Alors tout ce qui est découpe, on a le marteau d’ardoisier, qui nous sert à découper l’ardoise sur l’enclume. On plante l’enclume sur un chevron, et on peut découper l’ardoise avec le marteau, avec la partie qui est ici. Je vais vous montrer comment ça se passe. Quand on a une découpe à réaliser au niveau d’une ardoise, on fait un traçage. Alors pour tracer on se met sur l’enclume, on trace avec la pointe du marteau l’arrière de l’ardoise, on retourne son ardoise, et on vient réaliser la découpe. Donc le marteau, il a plusieurs fonctions, il sert à planter les clous pour fixer l’ardoise, il sert également à faire les trous avec la pointe. Il faut maitriser tout ce qui est théorique avant de pouvoir passer à la pratique. Parce qu’on a quand même plein de règles…, plein de règles à respecter, notamment quand on est sur les métaux, le cuivre il y a des dilatations, sur les métaux on est plus dans les tracés, les calculs mathématiques. Tout ce qu’on fait ça reste manuel, ça reste la main de l’homme, pour découper, pour façonner, mais il faut connaitre aussi la théorie pour savoir à quel moment on met un joint de dilatation, quelle longueur on peut faire. On a la chance de travailler sur des beaux bâtiments, des bâtiments classés, des châteaux, des églises, sur des monuments historiques. On fait perdurer en fait un savoir-faire sur des chantiers historiques. La chance qu’on a, c’est même si dans notre métier on a beaucoup de choses cachées en fait que personne voit, mais le final, le résultat final il est visible et c’est ça qui est plaisant aussi dans ce métier.