Orper, centre pour enfants des rues (RDC)

Des enfants accusés de sorcellerie se retrouvent dans la rue.
Parler des droits de l'enfant.
Papy :
Salut, nous sommes toujours à Kinshasa. Il y a beaucoup d’enfants dans la rue. C’est le phénomène qu’on appelle les enfants « shégués » et ces enfants dans la rue subissent beaucoup de sévices et beaucoup de maltraitance. Ils ne sont pas toujours en sécurité et voilà pourquoi à côté de cela, il y a quand même les centres d’encadrement qui essaient de donner une certaine éducation, une certaine famille à ces enfants pour essayer de les reclasser socialement.
Et pour ça, je veux vous appeler Arnold, qui est un encadreur social et qui va nous parler un peu du centre qui s’occupe de ces enfants.
 
Arnold :
Effectivement, je suis éducateur social. Je m’occupe de ces enfants qui sont dans la rue, qui sont rejetés par leur famille, parce que, pour la plupart, accusés de sorcellerie. Il faut noter que les enfants dans la rue, ils ont un seul moyen de relation, c’est la violence. Et au niveau du centre, on leur dit que l’amour est possible, et on leur dit qu’il y a encore de l’espoir. Et l’espoir ? Pourquoi ? Parce que dans le travail que nous faisons, on essaie dans la médiation… essayer* de rétablir les liens avec la famille et chercher* à ramener ces enfants dans leur famille. Alors, je vous invite de** découvrir avec moi le centre COLK et rencontrer la maman qui s’occupe justement de ces enfants au niveau familial et social.
 
Arnold :
Je vous présente Maman Monique Bali Maleo. C’est la directrice du centre, celle qui s’occupe des enfants.
 
La directrice du centre :
Merci beaucoup.
Explications en lingala.
Traduction des propos de la directrice par Papy :
La maman vient justement de nous expliquer que son travail ici dans le centre, c’est accueillir ces enfants. Elle accueille ces enfants de 0 à 17 ans. Elle assure à ces enfants, de l’amour, de l’affection, des soins médicaux, de la scolarité. Elle s’occupe de ces enfants comme vraiment si c’était le sien, quoi. Donc, vraiment, c’est une grande famille ici.
 
La directrice s’exprime en lingala.
Traduction par Arnold :
Maman Monique était en train de dire que toutes ces filles, elle les a accueillies quand elles étaient toutes petites. Y’en a qui sont arrivées ici alors qu’elles avaient seulement deux ans. Elle fait de son mieux pour qu’elles puissent suivre normalement des cours et trouver une place au sein de la société.
 
* on essaie de rétablir… et on cherche à ramener…
** à découvrir.

Visite d'un centre d'accueil des enfants des rues à Kinshasa.

Réalisation : Marc-Henri Wajnberg

Chaîne d'origine : ARTE

Production : ARTE GEIE

Publié le - Modifié le

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Fiches pédagogiques réalisées par : Suzanne Kingombe, Jean-Pierre Tshinemu (ADF) et Christelle Mignot (Projet Sésam Kinshasa)