Manifestations anti-confinement à Rio

Disponible jusqu'au 01/05/2030 - 23:59Disponible jusqu'au 01/05/2030
Les commerçants brésiliens ont peur de la faillite dans le contexte du coronavirus... Mais la reprise économique doit-elle se faire à tout prix ?
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Durée
2:08

Vidéo

7jours-200501-Fronde-video
Ressources pédagogiques
  • A2
    Adultes
  • B1
    Adultes
  • B2
    Adultes

A2 élémentaire

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Rédiger des slogans en faveur du confinement.
Adultes
Parler : émettre des hypothèses
Regarder : Regarder
Vocabulaire : mots familiers / registres de langue
Vocabulaire : maladies
Écouter : Écouter
Écrire : slogan
Fiche enseignant
Fiche apprenant

B1 intermédiaire

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Rapporter des mesures prises par des dirigeants politiques.
Adultes
Grammaire : discours rapporté
Parler : donner son opinion
Regarder : Regarder
Vocabulaire : maladies
Écouter : Écouter
Fiche enseignant
Fiche apprenant

B2 avancé

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Revendiquer son droit à travailler pour survivre.
Adultes
Parler : informer
Parler : résumer
Regarder : Regarder
Vocabulaire : maladies
Vocabulaire : économie
Écouter : Écouter
Écrire : lettre formelle
Fiche enseignant
Fiche apprenant
Contenus complementaires
Le confinement est une mesure mise en place dans de nombreux pays du monde. Certains, comme à Rio, refusent de s'y plier pour éviter la perte de leur revenu.
Chaîne d'origine
TV5MONDE
- Modifié le
01/05/2020
Voix off
Ils réclament la réouverture des commerces fermés à la demande du gouverneur. Ces files de voitures qui envahissent les rues sont devenues régulières dans la banlieue de Rio de Janeiro. Tous dénoncent la quarantaine. Rogerio est patron d’une entreprise d’événementiel.
Rogerio Carvalho, directeur de Mansao Valqueire
Nous avons organisé un cortège de voitures avec les commerçants du quartier pour voir si on arrive à changer cette situation, car ils ont tout fermé. Donc on est tous sans travail depuis plus d’un mois. Les gens n’ont pas peur de la pandémie, les gens ont peur de mourir de faim. 
Voix off
Rogerio et ses amis dirigent de petites entreprises. À cause du confinement, ils craignent la faillite. 
Commerçant interviewé
J’ai 44 salariés qui n’ont pas touché de salaire en mars, et la banque ne me donne pas de crédit. 
Rogerio Carvalho, directeur de Mansao Valqueire
Et moi, je risque de rester sans travailler pendant des mois.
Voix off
Ils bravent la quarantaine car ils ont reçu le soutien de leur président. Jair Bolsonaro ne cesse de répéter qu’il faut redémarrer l’économie. Il n’hésite pas à prendre des bains de foule. 
Jair Bolsonora, président du Brésil
Maintenant c’est Brésil au-dessus de tout et Dieu au-dessus de tous.
Voix off
Jair Bolsonaro est appuyé par les petits entrepreneurs brésiliens. Rogerio, le patron de l’entreprise d’événementiel, voit les charges s’accumuler.
Rogerio Carvalho, directeur de Mansao Valqueire
Voilà ma salle des fêtes. On en profite pour faire des travaux. Ça fait 40 jours qu’on est fermé à cause de la pandémie. 
Voix off
À la fin du mois, il devra payer 4000 euros de loyer et le salaire d’une douzaine d’employés. 
Rogerio Carvalho, directeur de Mansao Valqueire
Il faut qu’ils rouvrent les commerces, lentement mais sûrement, avec des mesures de sécurité, que les gens se protègent avec l’alcool. Mais je sais que je vais être le dernier à rouvrir, car j’organise des fêtes de plus de 200 personnes. 
Voix off
Il compte sur Jair Bolsonaro pour mettre fin aux mesures de quarantaine.
Rogerio Carvalho, directeur de Mansao Valqueire
Il ne serait pas fou au point de mettre la vie de 200 millions de personnes en danger, s’il n’était pas sûr de ce qu’il était en train de faire, donc nous, on croit en lui. Le Brésil va gagner, et Bolsonaro aussi, si Dieu le veut. C’est le guerrier qu’on attendait tous. 
Voix off
Malgré les risques de contagion, lui et ses amis ont promis d’aller de nouveau manifester dans les prochains jours.