Argentine : une maison d’édition qui cartonne

Disponible jusqu'au 31/05/2025 - 23:59Disponible jusqu'au 31/05/2025
Quand le carton des rues devient livre… ou l’incroyable histoire d’Eloisa Cartonera.
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Ressources pédagogiques
  • B2
    Adolescents16-18 ans

B2 avancé

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Réaliser une exposition de calligrammes pour sensibiliser aux problèmes de société et au recyclage.
Adolescents
16-18 ans
Parler : argumenter
Parler : expliquer
Regarder : Regarder
Écouter : Écouter
Écrire : commentaire
Écrire : poème, chanson
Fiche enseignant
Fiche apprenant
Fiche matériel
Contenus complementaires
En Argentine, une maison d'édition unique en son genre fait appel aux cartoneros, qui récupèrent des matériaux dans les poubelles, pour éditer des livres. L'idée est née dans la tête de Washington Cucurto pendant la crise économique argentine de 1998 à 2002, pour continuer à diffuser les livres le plus largement possible. 
- Modifié le
08/03/2021
Voix off
Washington Cucurto, créateur des « Éditions qui cartonnent », Buenos Aires, Argentine. En Argentine, au moment de la crise, les livres sont devenus inabordables pour une bonne partie de la population. Les petites maisons d’édition font faillite les unes après les autres.
Washington Cucurto, créateur de la maison d’édition Eloisa Cartonera
Comme on ne pouvait plus continuer à publier, on a commencé à éditer des livres différemment, avec du carton et on l’a appelée « Eloisa Cartonera ».
Voix off
En 2001, cet éditeur fait alors appel à des cartoneros . Leur métier : fouiller les poubelles des habitants de la capitale pour collecter et vendre les matériaux recyclables.
Ugo, cartonero
Ce carton-là, il est parfait pour Eloisa.
Voix off
Ugo réserve ses plus beaux cartons à la maison d’édition. Elle les achète au-dessus du prix du marché pour aider ces laissés-pour-compte à survivre.
Femme interrogée, membre d’Eloisa Cartonera
Nous, on les paye 4 centimes d’euros pièce.
Voix off
Ces cartons sont alors découpés, puis pliés, avant d’être décorés à la main avec un pochoir pour servir de couverture à des ouvrages, souvent inédits.
Homme interrogé, membre d’Eloisa Cartonera
Cette nouvelle, on ne la retrouve qu’ici. C’est un texte cédé en exclusivité par Tomas Eloy à la maison d’édition. Et toutes les couvertures sont uniques, car chacune est peinte par une personne différente.
Voix off
Ces livres sont vendus à moins de 3 euros pièce.
Washington Cucurto, créateur de la maison d’édition Eloisa Cartonera
Si vous vendez des livres chers à une minorité de gens qui en ont les moyens, alors, vous passez à côté d’une des fonctions essentielles du livre : celle d’ascenseur social.
Voix off
Plus de dix ans après sa création, d’autres maisons d’édition sont nées sur le même modèle en Espagne et en France. Alors ? Prêts à débourser 3 euros pour un auteur qui cartonne ?