Trois points importants à prendre en compte pour animer une classe virtuelle avec un jeune public.

Qu’ils soient gestuels ou verbaux, qu’ils débutent ou ponctuent une activité, les rituels favorisent la dynamique et la cohésion du groupe classe.
Pour les plus petits, ce sont des repères importants qui engendrent un sentiment de sécurité. En temps de distanciation, il est important de :

  • garder les activités qui rythment la classe : chansons, comptines, mimes ... 
  • réadapter les rituels et jeux selon l'outil et la modalité choisies : rituels d'accueil en jouant avec les fonds virtuels, quiz face à la caméra, utilisation d'une mascotte pour passer d'une activité à l'autre, etc.
  • favoriser les interactions orales et écrites en utilisant les réseaux, pour entretenir la dynamique de groupe.

À distance, la posture des parents change : ils entrent dans une dynamique de co-éducation en collaboration avec les enseignant·e·s. Pour avoir un suivi individualisé et régulier des élèves, il faut pouvoir s'assurer de l'implication des parents, et les aider à accompagner leur enfant. 

  • Pour suivre l'élève, ne pas hésiter à lui rappeler l'heure du cours et l'adresse de la classe virtuelle, par un moyen de communication utilisé par toute la classe.
  • Pour les plus petits, il est conseillé d'adresser des consignes précises aux parents, en leur demandant par exemple de préparer le matériel, d'aider l'enfant à réaliser l'activité, et d'envoyer le résultat de l'activité de production en vidéo, ou en photo. Recourir à la traduction et privilégier la langue maîtrisée par les parents quand cela est possible.
  • Garder le lien avec les parents et les élèves, en les rassurant face aux apprentissages en autonomie.

Réadapter les activités de classe aux outils numériques demande de l'organisation : à distance, il est difficile d'improviser. Il vous faut :

  • adapter le temps des sessions : les sessions à distance sont plus courtes que les cours en présentiel de manière à maintenir l'attention des élèves
  • diversifier les activités et les supports en utilisant différents outils (un padlet pour l'écriture collaborative, des flashcards pour un quiz, etc.)
  • anticiper le temps de chaque activité
    • planifier le temps de travail pour chaque compétence (par exemple : 15 minutes de compréhension orale en classe virtuelle, puis 10 minutes de compréhension écrite sur une plateforme d'échange de fichiers)
    • anticiper et identifier les besoins d'assistance : difficultés d'accès à l'outil, temps de transition d'un outil à l'autre...
  • adapter les modalités selon les besoins et selon le public : pour les plus petits (3-6 ans), on favorisera plutôt les classes asynchrones, avec des capsules vidéo ; pour les plus grands, on pourra choisir d'axer sur une compétence en particulier, tout en variant les outils.

Retrouvez ces conseils tirés de témoignages d’enseignantes en Alliance française ou en UPE2A, en particulier celui de Sandrine Maes, professeure et coordinatrice à l'Alliance française de Cochabamba en Bolivie, et de Sandrine Boussard-Nilly, coordinatrice CASNAV à l'académie de Normandie.

Pour en savoir plus sur les solutions du monde éducatif face au coronavirus, consultez notre dossier sur le sujet.