Scandale à Panama

Un nouveau scandale financier mondial dévoilé par les médias.
Commenter un scandale sur les réseaux sociaux (A2), contextualiser un dessin satirique (B1), échanger sur les scandales financiers et la fiscalité (B2).
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Publié le 14/07/2017 - Modifié le 14/07/2017
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Durée : 2:31
Disponible jusqu'au : 28/07/2017
Des journalistes de différents pays ont mis au jour un scandale financier mondial. Le reportage présente le point de vue de la Belgique.
Chaîne d'origine : RTBF
Voix off

C’est un scandale mondial qui trouve son origine sous le soleil de Panama. Un informateur anonyme a fourni à un journal allemand des millions de documents provenant du bureau d’avocats Mossack Fonseca. Ces documents montrent que cette firme panaméenne a permis à de grandes fortunes d’éluder le fisc ces quarante dernières années. Depuis un an, 378 journalistes de 76 pays ont analysé plus de 11 millions de documents confidentiels. Ce journaliste du Soir fait partie des enquêteurs.

Alain Lallemand, journaliste – Le Soir

On partait de, pour être technique, 11 millions et demi de documents. Dans les 11 millions et demi de documents, il y avait un gros millier de sociétés offshore qui étaient liées à des Belges, un peu plus de 700 ou 800 Belges concernés. Nous, le premier job, c’était de les identifier, de recouper, d’essayer de comprendre ce que des Belges avaient fait, pourquoi ils l’avaient fait, et puis à partir de là voir dans quelle mesure il était légitime pour nous d’en sortir l’un ou l’autre et de les épingler.  

Voix off

Aujourd’hui, tous les médias impliqués publient une première liste de noms, parmi eux, 12 chefs d’État, 29 grandes fortunes et 732 Belges qui auraient bénéficié d’un montage fiscal avantageux. Le système paraît assez simple, le client dépose son argent dans une banque, la banque demande à Mossack Fonseca de créer une société écran dans un paradis fiscal et l’argent revient blanc comme neige dans les mains du client. Le ministre belge des Finances demande à l’inspection spéciale des impôts de lancer une enquête.

Johan Van Overtveldtministre des Finances

C’est une priorité absolue pour eux de faire le nécessaire ici avec deux points qui sont très importants, je crois. Premièrement, l’identification des responsables, ça c’est une chose. Et deuxièmement, il faut voir s’il y a de la fraude fiscale ou de l’évasion manifeste fiscale.

Voix off

Dans un communiqué, puis une interview téléphonique, la firme panaméenne confirme avoir été piratée, mais nie toute activité illégale.

Ramon Fonseca, cofondateur de Mossack Fonseca

Tous ces noms qui apparaissent, y compris des joueurs de football ou des mafieux, tous ces gens ne sont pas nos clients. Ce sont des clients de banques qui ont acheté une de nos sociétés puis l’ont revendue et ces gens l’ont utilisée pour Dieu sait quoi.

Voix off

Fin 2015, à la suite du scandale LuxLeaks, les ministres européens des Finances se sont accordés pour lutter contre l’évasion fiscale, ces nouvelles mesures rentreront en application le 1er janvier 2017.