Maroc : le boom des écoles privées

Le système éducatif marocain est en pleine évolution !
Participer à un jeu de rôle (A2), participer à une enquête sur les critères de sélection d’un établissement scolaire (B1), préparer des arguments en vue d’un débat sur le système éducatif (B2).
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Publié le 17/03/2017 - Modifié le 17/03/2017
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Durée : 2:04
Disponible jusqu'au : 31/03/2017
Au Maroc, la plupart des crèches ou des écoles maternelles sont privées.
Chaîne d'origine : TV5MONDE

Voix off
Ils ont l’âge d’être en crèche ou en maternelle, mais au Maroc, cet enseignement public est quasi inexistant. 90 % des élèves de moins de six ans sont ainsi inscrits en écoles privées, un secteur devenu très rentable.
Nathalie Carlier, cliente d’écoles privées
Avec la cantine pour la grande, je paye 1600 dirhams. Pour le petit, 800 dirhams.
Voix off
Soit 225 euros, le SMIC marocain.
Les tarifs varient du simple au triple selon les quartiers, les prestations,  ou la réputation de l’école. Certains parents dépenseraient déjà de 30 à 40 % de leur salaire pour scolariser leurs enfants, un investissement qui fausse leur rapport à l’enseignement.
Camelia Saoud, responsable pédagogique de baby academy
Mon enfant il doit apprendre à lire, à écrire, même s’il est pas encore arrivé à l’âge où il doit écrire.
Voix off
Dans certaines écoles devenues sociétés de services, les parents ont même un droit de regard, par caméra de surveillance.
Imane Kachmouni, directrice de baby academy
Ils aiment surtout avoir l’accès sur Internet, chose que je ne me permets pas de faire.
Voix off
À Tanger, il y a 20 ans, à peine une dizaine d’écoles privées, plus de 200 aujourd’hui. Croissance démographique, urbanisation, l’école publique n’a pas suivi. La demande a explosé.
Jaouad Arsalane, responsable financier et administration des groupes scolaires privés
Ça c’est de nouveaux immeubles, moyen standing donc on parle de couples. Bien sûr leur priorité, c’est l’éducation de leurs enfants.
Voix off
Jaouad est directeur financier. Responsable de deux groupes scolaires dont un flambant neuf. Il gère désormais 229 salariés et près de 2000 élèves de la maternelle au lycée. L’État semble très regardant en contrôlant avant ouverture programmes, locaux et équipements.
Jaouad Arsalane, responsable financier et administration des groupes scolaires privés
Et avec une capacité maximale pour chaque autorisation. Si la capacité maximale a été dépassée, ils peuvent fermer une école.
Voix off
Mais quelle qualité d’enseignement promise par ces nouveaux investisseurs ?
Jaouad Arsalane, responsable financier et administration des groupes scolaires privés
C’est pas des gens qui proviennent de l’enseignement, c’est des gens qui ont été dans l’immobilier, qui sont commerçants, qui ont fait… y a un peu de tout.
Voix off
Pour le père et patron de Jaouad, dans l’enseignement depuis 60 ans, le problème est surtout la formation des professeurs. Trop de vacataires dans le privé.
Mohamed Arsalane, directeur de deux groupes scolaires privés
Le ministère de l’Éducation nationale ne va plus permettre aux enseignants du public de donner des cours dans des établissements privés. Alors on sait pas comment ça va se passer pour un grand nombre d’établissements.
Voix off
Et surtout pour ces élèves qui jouent leur scolarité.

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