Les Jeux de la Francophonie

Les Jeux de la Francophonie, c’est quoi ?
Participer à un conseil municipal pour débattre de la candidature d’une ville aux Jeux de la Francophonie.
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Publié le 21/11/2017 - Modifié le 01/12/2017
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Durée : 5:08
Disponible jusqu'au : 21/11/2022
Les Jeux de la Francophonie regroupent de jeunes talents qui s’affrontent lors de compétitions sportives et de concours culturels. Mais est-ce la formule idéale ?
Chaîne d'origine : TV5MONDE

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

C'est Africanités que vous regardez. Nous accueillons à présent Thomas Gil, représentant s'il en est de Sériba[1].

Thomas Gilresponsable du programme partenariats, marketing communication du CIJF

Bonjour !

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Directeur du comité international des Jeux de la Francophonie et auteur de nombreuses réflexions sur cet événement qui est très important. On va parler avec vous bien sûr de cette huitième édition des Jeux de la Francophonie.

À nos côtés également le comédien congolais Criss Niangouna, soyez le bienvenu !

Criss Niangouna, comédien

Merci !

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Vous avez certainement des choses à dire autour de cette circonstance qui réunit des jeunes Africains de tout le continent. Vous êtes vous-même l’un des acteurs de la vie culturelle des plus importants. Vous connaissiez notre invité ?

Criss Niangouna, comédien

Je l’ai vu à la télé il y a quelques jours.

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Comme tout le monde !

Criss Niangouna

Comme tout le monde.

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Thomas ?

Thomas Gilresponsable du programme partenariats, marketing communication du CIJF

Oui, oui, je connaissais pour être lauréat donc des Jeux en 2009, voilà.

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Alors, ces Jeux interviennent tous les quatre ans : culture, sport, une compétition multisports, des concours culturels sous l'égide, rappelons-le, de l'organisation internationale de la Francophonie. Alors, cette année, donc Abidjan verra la participation d'une trentaine de chefs d'État nous dit-on, 2000 personnalités, 4000 athlètes et plusieurs centaines de journalistes attendus.

Christian Éboulé, journaliste TV5MONDE

Et justement, Thomas Gil, Adama Ouane, l’Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie était récemment à Abidjan. Il a visité les infrastructures, tout semble au point. Est-ce que vous avez des appréhensions particulières pour ces Jeux qui arrivent en juillet prochain ou tout va bien ?

Thomas Gilresponsable du programme partenariats, marketing communication du CIJF

Tout va bien ! On n’a pas d'appréhension particulière. On est toujours excité à l'approche d'un tel événement. Mais maintenant tout le monde se prépare pour cette grande fête de la jeunesse francophone. Les États se préparent. On a 55 États engagés déjà, 4000 jeunes talents, artistes et sportifs attendus. La Côte d'Ivoire se prépare donc redouble d'efforts pour que tout soit prêt à temps pour le 21 juillet et qu'on puisse faire une grande fête.

Christian Éboulé, journaliste TV5MONDE

Un mot sur les compétitions culturelles. En quoi est-ce qu'elles consistent exactement ? Un concours de chants, de contes, comment ça se passe ?

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Oui alors, j'ai la liste. Concours de chant, de contes, de danse, de création, la littérature, la chanson, les arts visuels, entre autres.

Thomas Gilresponsable du programme partenariats, marketing communication du CIJF

C'est ça. On a 12 concours culturels. Donc c’est ce qui fait la particularité des Jeux de la Francophonie puisque c'est un concept original unique au monde. On allie les arts et les sports. Et là, il y a 12 concours culturels : chanson, danse, il y a les arts de la rue, et j'en passe, et il y a aussi toutes les compétitions sportives donc bah voilà ce sont des concours culturels, c’est les Jeux de la Francophonie qui permettent d'offrir ça aux artistes.

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Alors Criss Niangouna, je disais que vous êtes l’un des acteurs les plus actifs de la scène, on va dire de créativité ou de création africaine sur les planches.

Criss Niangouna, comédien

Merci. C'est vous qui dites.

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Je l'assume, accordez-le-moi.

Notamment à côté de votre frère avec lequel vous portez le festival Mantsina sur scène. C'est pas facile notamment pour les créateurs sur le terreau du théâtre d'exister… des difficultés d’appui, de financement, d'accès à la diffusion. Autour de ces Jeux on voit qu'il y a une compétition entre plusieurs disciplines. Ça a du sens pour vous ? Vous y trouvez une résonance ?

Criss Niangouna, comédien

Bah, déjà pour commencer, le théâtre ne figure pas parmi les disciplines qui sont retenues aux Jeux, dommage pour nous. J'ai jamais compris pourquoi et j'ai jamais posé la question.

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Alors, juste, on va se mettre d'accord. Il y a un boxeur ici. Monsieur représente l'institution. On peut l'interpeller, mais il n’y a pas de na ko beta[2]. Oui, justement, moi je suis un médiateur si vous voulez.

Thomas Gilresponsable du programme partenariats, marketing communication du CIJF

Je ne ferais pas le poids.

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Interpellez, interpellez ce monsieur !

Criss Niangouna, comédien

Non non… Donc il y a cette question du théâtre, le théâtre n'est pas retenu parmi les disciplines. J'aurais cru entendre que c'est parce que le théâtre aurait des exigences techniques peut-être un peu dures mais enfin, je comprends toujours pas. Mais, l'idée du concours elle-même, moi, me fait poser beaucoup de questions parce que je ne vois pas en quoi on va comparer deux littératures, en quoi deux littératures vont concourir alors que ça doit être une fête de la rencontre. C'est-à-dire, moi je pense que si on changeait la notion de concours en notion de rencontre, c'est-à-dire où les gens arrivent et ils sont dans une sorte de gros atelier pour se rencontrer dans cette famille francophone, je pense que ça serait plus bénéfique. Ça c'est un des reproches moi par exemple que je tente de de faire…

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

La parole est à la défense.

Thomas Gilresponsable du programme partenariats, marketing communication du CIJF

Oui. Alors, à chaque édition c'est vrai qu'il y a des discussions, des réflexions. C’est les États donc qui choisissent les disciplines et il y a des critères aussi d'appréciation. Donc, les États choisissent, que ce soit par exemple le conte et conteur qui vont être à cette édition et à chaque quatre ans, chaque édition, on remet à plat et on regarde : est-ce qu’on reconduit les mêmes disciplines ou est-ce qu'on en améliore d’autres ? Mais c'est vrai qu'on peut pas accueillir tout le monde. Il y a beaucoup beaucoup de demandes que ce soit le théâtre ou d'autres. La boxe avant était au programme, maintenant est sortie du programme pour en accueillir d'autres : la lutte libre et la lutte africaine mais peut-être ça reviendra plus tard. Donc en fait, c’est ça. C'est chaque quatre ans, on remet des disciplines. Il y a quand même douze concours culturels et neuf compétitions sportives. Si on est en trop, après on changera de taille d'événement. Et pour l'instant c'est un événement qui reste à taille humaine.

Amobé Mévéguéprésentateur d’Africanités

Comme on dit à Abidjan : « En même temps et mieux ».

 

 

[1] Mahaman Lawan Sériba, directeur du CIJF, Comité international des Jeux de la Francophonie

[2] na ko beta : « bataille » en Lingala