Le Soldat, interprété par Florent Pagny

Une chanson pour rendre hommage aux Poilus tombés lors de la bataille de Verdun.
Comprendre et découvrir la vie d’un soldat durant la Première Guerre mondiale (A2), s'interroger sur le devoir de mémoire (B2).
Connectez-vous pour sélectionner une ressource.
Publié le 06/11/2014 - Modifié le 21/11/2016
  • À propos
  • Liens
  • Transcription
  • Partager
Durée : 3:54
Disponible jusqu'au : 06/11/2024
Production : Capitol / Universal Music
Album : Vieillir avec toi
Composition : Marie Bastide et Calogero

À l'heure où la nuit passe au milieu des tranchées,
Ma très chère Augustine, je t’écris sans tarder,
Le froid pique et me glace et j'ai peur de tomber.
Je ne pense qu'à toi,
Mais je suis un soldat.
Mais surtout ne t'en fais pas,
Je serai bientôt là.
Et tu seras fière de moi.

À l'heure où la guerre chasse des garçons par milliers,
Si loin de la maison et la fleur au canon.
Ces autres que l'on tue sont les mêmes que moi.
Mais je ne pleure pas,
Car je suis un soldat.
Mais surtout ne t'en fais pas,
Je serai bientôt là
Et tu seras fière de moi.

À l'heure où la mort passe dans le fleuve à mes pieds,
De la boue qui s'en va, des godasses1 et des rats.
Je revoie tes yeux clairs, j'essaie d'imaginer
L'hiver auprès de toi,
Mais je suis un soldat,
Je ne sens plus mes bras,
Tout tourne autour de moi,
Mon Dieu sors-moi de là.

Ma très chère Augustine, j'aimerais te confier
Nos plus beaux souvenirs et nos enfants rêvés.
Je crois pouvoir le dire : nous nous sommes aimés.
Je t'aime une dernière fois.
Je ne suis qu'un soldat.
(Non je ne reviendrai pas.)
Je n'étais qu'un soldat.
Prends soin de toi.