Le baobab, le taxi et le génie (Sénégal)

Au Sénégal, on dit que le baobab est habité par un génie, bienfaiteur ou malfaiteur…
Raconter une histoire, nommer des sentiments et des émotions.
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Publié le 21/09/2014 - Modifié le 21/11/2016
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© ARTE
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Durée : 1:49
Disponible jusqu'au : 31/12/2024
Moussou raconte l’étonnante histoire de son frère et du baobab...

Réalisation : Philippe Brachet
Chaîne d'origine : ARTE
Production : Sylvania Iorio et Anne Seymour
Moussou (taxi sister)
 
Là, tiens, je vais te raconter une histoire à propos du baobab.
 
Mon jeune frère, un soir, il était sorti avec des amis, il était parti faire la fête, en ville. Le soir, au moment de rentrer, il se rend compte qu’il n’a plus de sous pour prendre le taxi. Voilà une question. Alors il se décide quand même à prendre le taxi et on verra, arrivé à la maison, quelqu’un sera là peut-être pour lui donner de l’argent.
 
Il arrête le taxi. Comme ici, on discute avant de prendre le taxi, il discute. 
« Vous allez où ? Je vais à tel quartier. Le Sicap Baobab ».
Il dit : «  Baobab ? Où ça ? Près du baobab ? »
Il dit : «  Oui, près du baobab. »
 
Dès que le monsieur a prononcé le mot « baobab », ça lui a donné une idée.
Il dit : « Oui, je vais au baobab. »
 
Et c’était juste près de sa maison. Arrivé là, il descend. Il s’avance vers le baobab. Parce que ici, chez nous, on dit que le baobab est habité par un génie, un génie bienfaiteur ou malfaiteur, mais on dit que le baobab est habité par un génie qui a la faculté de se transformer en être humain.
 
Donc, le voilà, il arrive près du baobab et il se met à taper :
«  Maman, maman. Ouvre-moi vite, ouvre-moi et donne-moi de l’argent. Je dois régler le taxi. »
Dès que le taxi entend ce mot, lui aussi, il croit que son client, c’est le fils du génie et il détale vite fait.