Canada : des salades sur les toits

Découvrez l’initiative de Mohammed Hage : cultiver des légumes sur les toits des villes pour réduire le bilan carbone et manger des légumes ultra frais.
Réfléchir aux légumes que l’on mange, échanger sur les circuits courts, organiser un pique-nique locavore.
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Publié le 19/10/2015 - Modifié le 05/05/2017
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© Shamengo
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Durée : 2:08
Disponible jusqu'au : 19/10/2020
« La plupart des fruits et légumes que nous achetons sont cueillis avant maturité et font des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos assiettes. » Un constat difficile à accepter pour Mohamed Hage.
Voix off
Mohamed Hage, cofondateur de la première ferme sur un toit, Montréal, Canada.
La plupart des fruits et légumes que nous achetons sont cueillis avant maturité et font des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos assiettes.
Pour manger des légumes ultra frais, cet informaticien décide, il y a 6 ans, de créer en plein cœur de Montréal la plus grande serre urbaine au monde qui atterrit sur ce toit.
Mohamed Hage, cofondateur de la première ferme sur un toit
On a passé près d’un an, un an et demi à trouver un emplacement. Alors, je me rappelle avoir eu plusieurs discussions avec des propriétaires d’immeubles qui finissaient à[1] me dire qu’ils voulaient pas avoir des tracteurs et du fumier et des cochons sur leurs toits.
Voix off
Depuis 2011, sa ferme cultive sans traitement chimique 25 variétés de légumes, récoltés tous les jours, dès 5 heures du matin.
Mohamed Hage, cofondateur de la première ferme sur un toit
Quand je vois qu’on vient de cueillir entre 1 000 et 1 500 livres[2] de légumes, quand je vois tous les couleurs, tous les saveurs[3], les odeurs, je suis convaincu que c’est le modèle d’avenir.
Voix off
Ici, l’eau de pluie est récupérée pour l’arrosage. La chaleur dégagée par l’immeuble sert au chauffage. Quant aux légumes, une fois cueillis et conditionnés, ils ne parcourent que quelques kilomètres en camion pour atteindre les points de distribution. Résultat : un bilan carbone très faible pour une fraîcheur extrême. Les clients – 2 000 à ce jour – représentent 0,1 % de la population de Montréal.
Mohamed Hage, cofondateur de la première ferme sur un toit
Pour nous, le défi reste à démontrer qu’une ville comme Montréal peut devenir autosuffisante avec sa production de légumes. Mon rêve le plus fou, ça serait que dans 50 ans, quand on est 9 milliards de personnes, on peut[4] être fiers de dire qu’on est tous nourris par nos villes.
Voix off
Alors, prêts à accueillir les fermes de Lufa[5] sur votre toit et déguster leur production à domicile ?
 
Participez à l’aventure de nos pionniers « Shamengo ».

[1] Qui finissaient par me dire.*
[2] Une livre = 0,5 kilo.
[3] Toutes les couleurs, toutes les saveurs.*
[4] Quand on sera 9 milliards de personnes, on puisse être fiers.*
[5] Les Fermes Lufa est le nom de l’entreprise qui gère la plus grande serre urbaine au monde.